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Les Prix de la revue Motorcycle News 2015 : la Machine de l’Année

janvier 8, 2016

 

Avec autant de machines brillantes et révolutionnaires qui sont sorties en 2015, décerner le prix de la moto de l'année était pour être tâche difficile. Mais en regardant à la liste des motos en lice, il était facile de voir qu’il n’y en aurait pas beaucoup capable de se mesurer à la Ninja H2 de Kawasaki avec sa puissance suralimenté d’un moteur à date inégalé. Ce chef-d'œuvre d’ingénierie et ce classique instantané dicte les règles du jeu en matière de puissance et a jeté des bases pour les futures machines à venir justifiant ainsi le prestigieux prix de « La machine de l’Année 2015 » décerné par la revue Motorcycle News (MCN).

 

Pour l’équipe d’essai routier de MCN, 2015 fut une année des plus occupées et il s’était écoulé selon eux, bien du temps depuis qu’une telle lignée de nouvelles motos si excitantes leur soit proposée. Pour 2015, nous avons remarqué l'arrivée de nouvelles motos d'aventure, des modèles de croisières, rétros, 125 et les modèles plus accessibles comme les A2 et les scooters et le retour en force du Superbike.

 

Les prix MCN sont notre choix pour la meilleure bête métallique qui sera introduit cette année et qui couvre plusieurs catégories. Au cours des semaines à venir, nous allons révéler tous les gagnants. Visitez notre site régulièrement pour ne rien manquer.

 

 ‘Dans la catégorie de la moto de série jamais produite en fait de vitesse, d’exaltation et de puissance ‘

 

Mercredi le 4 mars 2014. Circuit de Losail, au Qatar. Je suis en train de me vêtir de mes vêtements de  cuirs de course dans la chaleur d'un matin du Moyen-Orient. Je dois me pincer. Non seulement Kawasaki vient de faire l'impensable avec cette Superbike suralimentée conçue pour la route avec plus de 200 chevaux mais ils vont me laisser la tester à ce circuit de MotoGP férocement rapide avec son aire droite de départ et d’arrivée d'un kilomètre de long.

 

C’est un jour dont je me souviendrai longtemps.

 

J’étais anxieux de commencer et je n’ai jamais enfilé mes vêtements de course en cuir si rapidement. Non seulement j’étais pour piloter la H2, mais être la vraie première personne qui ne vient pas de l’usine Kawasaki à l’essayer.

 

Comme nous marchions à partir de l'air conditionné des vestiaires à la chaleur étouffante extérieure, ma H2 était là, déjà appuyée sur son stand avec les pneus Bridgestone bien réchauffés. C’était magnifique, comme si j’étais dans un univers qui se déplaçait à million de miles à l'heure, moi, juste là, immobile.

 

En activant le bouton du démarreur de style ‘jet fighter’, le moteur suralimenté se mit à rugir. On pouvait entendre le filage de suralimentation s’activer à chaque fois que je touchais à l'accélérateur et le bruit était assez impressionnant à lui seul, pour créer l’envie de tous. La H2 ne ressemblait à rien d'autre que j’avais essayé auparavant et après avoir quitté la voie des stands je sentais que je commençais à tomber en amour.

 

En me dirigeant vers le circuit je savais que je ferais partie de l’histoire et me remémorais ce moment précieux pour des années à venir.La première fois que je me suis retrouvé à toucher la manette des gaz, c’est l'accélération qui m’a vraiment pris par surprise - la livraison de puissance était sournois et vraiment accrocheur. L’avant immédiatement levé, j’ai fait travailler le anti-wheelie des heures supplémentaires. C’était la même chose lorsque je descendais de vitesse en troisième.

 

Le premier tour a été une combinaison d’un ajustement aux nouveaux pneus à une re-calibration de  mon cerveau suite à l'immense accélération et à la réponse instantanée de l'accélérateur. Mais je savais qu’au début du prochain tour, je pourrais lâcher prise et me laisser aller.

 

Ce qui était le plus impressionnant c’était l'accélération sentie dans les engrenages supérieurs; pensez ZZR1400 et ses comparses. Je ressentais un coup massif de couple qui semblait ne jamais finir, comme étant suivie par un vent arrière de 300 km/h. Rendu au second tour, je voyais déjà au tableau 179 MPH (288km/h) à fin de cette longue ligne droite, suivie par le son incroyable du compresseur  lorsque vous laissez aller la manette des gaz.

 

J’en connais qui seraient intimidés par la livraison de puissance des deux premières vitesses, mais ne pensez-vous pas que le fait d’avoir une Superperbike super chargée on s’attend à avoir entre les mains une bête au caractère un peu agressif?

 

Plus tard, mon cerveau était devenu plus habitué à la vitesse et à l'agressivité de l'H2. Il y avait encore l’effet du papillon fermé, mais c’est là que j’ai appris à appliquer la puissance progressivement. Vous ne pouvez pas vous attendre à accélérer dans une courbe à partir de la deuxième vitesse sur une moto suralimentée de 200 chevaux sans avoir à assumer la courbe.

 

Mais plus je m’habitue à la vitesse de la H2, plus docile elle me semble et savoure le fait que je peux appuyer sur le contrôle de traction et laisser les appareils électroniques intelligents faire leur travail pour calculer l’adhérence disponible.

 

C’était très addictif: prendre la courbe, atteindre le sommet, remettre en position verticale et la laisser aller. Il y a tellement de prise que vous pourriez obtenir de la traction arrière quelques pouces en troisième, quatrième et cinquième vitesse.

 

Il existe trois modes de contrôle de traction KTRC et au Qatar il était en position le moins intrusif. Il y a aussi un mode en cas de pluie qui réduit de moitié la puissance et ajuste le contrôle de traction au max. Vous bénéficiez également de trois réglages du contrôle de lancement, d’un sélecteur de vitesse, d’un système de contrôle électronique de freinage du moteur et ABS.

 

Avant de l’essayer, je pensais que le poids de la H2 pourrait être un problème. Sur papier, elle est une grande fille, mais il s’est avéré qu'elle n’est pas encombrante comme la ZZR1400 ou Suzuki Hayabusa, et en fait, assume son allure étonnamment bien. Vous remarquerez son poids lors des changements de direction rapides et au virage lorsque le papillon est fermé, mais vous devez vous rappeler ce ne est pas une moto de course. Elle a été conçue pour être stable à des vitesses dépassant 200 mph, en particulier sur la version de H2R qui a une puissance encore plus élevée.

 

C’est le premier modèle conçu par Kawasaki qui est muni d’un monobras oscillant. Ce n’est pas juste pour faire de l’éclat, mais plus pour obtenir une capacité d'échappement accrue et accroitre la garde au sol qui même sur les pneus Bridgestone nous donnaient un énorme angle d’inclinaison.

 

À la fin de la dernière session, la H2 et moi avions cliqué ensemble. Maintenant, je suis habitué à la puissance et je fais vraiment confiance aux aides électroniques et moins aux freins pour me sortir des virages.

 

Après ce lancement incroyable, Motocycle news magazine est la première revue périodique du Royaume-Uni à faire un test de performance de la H2, et elle n'a pas déçue. Elle remporte le titre de la moto de série la plus rapide que nous ayons jamais testé: 0-150mph en moins de 10 secondes et 180 mph en 15,23 secondes ... et à seulement 800 mètres! Pour mettre le tout en perspective, il faut à Hayabusa 22 secondes pour atteindre 180 mph et ainsi plus d'un kilomètre. Les freins sont également impressionnants, à 70 mph la H2 s’immobilise à 47,12 mètres -. Il faut à Suzuki 53,82 mètres pour la même vitesse.

 

Mais nous n’avons pas seulement tenu compte des faits et des chiffres. Nous avons entrepris une course folle en Allemagne, laissant ainsi la H2 lâcher son fou sur leurs autoroutes lorsqu’elles étaient vides et en utilisant les tampons aux genoux pour les courbes. Une conduite dans un milieu parfait, avec des conditions de fin de printemps et de temps à autre on entendait la douce musique du moteur suralimenté, nous étions au paradis.

 

Et pour le magazine Motorcycle News, décerner le prix de la Machine de l’Année 2015 à la Ninja H2 de Kawasaki n’a jamais été chose si facile à faire.

 

 

 

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